vendredi 20 juin 2014

Jeu Part one

Chers tous, ma chère amie Patricia m'ayant proposé une première photo, voici donc le premier défi, que j'espère avoir relevé avec brio... Mais vous seuls pourrez le dire!

Alors, allons-y 
Photo proposée par Patricia
Disclamer (oui, il ne faudrait pas oublier) : Doctor Who et ses personnages ne m’appartiennent pas (pas complètement, tout du moins...) !

Jamais sans mon adoucissant

Le Docteur venait de passer quelques bien longues à heure à tripatouiller son Tardis. Pour le plaisir. Non pas que le vaisseau connaisse la moindre avarie – pour une fois – mais cela l'amusait toujours de passer le temps à le bidouiller ainsi.

Pendant ce temps, sa chère compagne, Donna, profitait d'un repos bien mérité. Une nouvelle fois, pour ne pas gâcher leur grand plaisir, ils avaient passé la journée précédente à courir après une espèce particulièrement dégoulinante, bien que sans aucune mauvaise attention. Mais recouvrir une petite planète de bave trisconienne n'était pas du goût des habitants d'Organda la Belle, allez savoir pourquoi...

Malheureusement, Donna, contrairement à la planète, n'était pas parvenue à éviter le triscon baveur. Sa tunique n'avait pas vraiment apprécié cette rencontre et la jeune femme était rentrée dans le Tardis, épuisée et recouverte de matière gluante.

Elle était partie se coucher après avoir lancé un regard assez découragé au Docteur.

Voilà que la nuit parvenait à sa fin, bien que le Docteur n'eut pas fermée l’œil de la nuit, passionné par son tripatouillage de fils et autres circuits.

Ce fut à cet instant que Donna repointa le bout de son nez dans la cabine de pilotage. Le Docteur la salua sans lever le nez de ses câbles... Jusqu'au moment où un bruit sourd le fit sursauter et regarder sa compagne.

Donna venait de lâcher lourdement deux grands sacs apparemment bien remplis.

Le Docteur la regarda d'un air quelque peu incompréhensif.

« Docteur ! J'ai besoin de rentrer ! »

Le regard du Docteur se décomposa.

« Donna ? »

« S'il vous plait Doct... »

« Oh Donna, c'est tellement inattendu... Lança-t-il d'un ton désolé. Nous avons tellement de belles choses à partager encore... Tans de choses à voir... Des mondes à visiter, ou à sauver... »

Il passa sa main sur la tête. Donna l'écoutait sans rien dire.

« C'est à cause d'hier c'est ça ? Je le savais... »

« Oui, c'est hier, mais... »

« Oh Donna, vous allez tellement me manquer... Si je pouvais seulement dire une seule chose pour vous décider de ne pas retourner sur Terre... »

« Rien de ce que vous pourrez dire ne me ferra changer d'avis mais... »

Le visage du Docteur était visiblement déconfit.
« Très bien... » Fit-il, très déçu, avant de s'avancer vers la console.

« Docteur... »

« Non, je comprends, c'est votre choix Donna, il n'y a rien à dire... » Dit-il en lançant les moteurs.

Le vaisseau fut un peu chamboulé, mais pas tant que le Docteur.

« Docteur, écoutez moi, je vous en prie... »

« Ça ne fait rien, Donna... Mais vous me manquerez, oh ça oui, vous me manquerez ! »

« Oh, vous n'avez pas bientôt finit, vous l'homme de l'espace ! » Cria Donna sur un ton à mi chemin entre l'énervement et l'amusement.

Le Docteur arrêta subitement ce qu'il faisait. Ils venaient de se poser et regardait Donna. Elle avait ce don. Lui faire arrêter tout ce qu'il faisait et se figer pour l'écouter.

« Vous n'avez pas mon adoucissant préféré dans votre maudit vaisseau - sans rancune n'est-ce pas, la boite bleue ! Je sais ce que vous allez penser, que je suis une maniaque, mais je veux mon adoucissant ! Je ne vais quand même pas porter un linge rêche et sec, quand même... »

« Je.. Vous... »

« Je vais laver mon linge, espèce d'idiot ! » Fit-elle en montrant ses deux gros sacs.

Elle les attrapa vivement, se dirigea vers les portes et Tardis qui lui ouvrit grand ses portes. Elle aperçu sa voiture bleue, garée à l'endroit même où elle l'avait laissée quelques semaines auparavant.

« Ne me dites pas qu'on n'est parti que quelques minutes... »

« Hey bien... »

Elle laissa tomber ses paquets à l'intérieur du Tardis, courut jusqu'à la fameuse poubelle où se trouvait toujours ses clés. D'ailleurs, la jeune fille à qui elle en avait parlé n'était plus là. Elle revint, le Docteur lui tendant les deux sacs avec un sourire retrouvé. Elle enfourna ses paquets dans le coffre de sa voiture en lui envoyant un sourire amusé au Docteur. 

« Comme c'est bizarre, j'ai l'impression de revivre mon départ à l'envers... Dites-moi... Vous pensiez vraiment que j'allais vous quitter ? »

« Hey bien... Vous ne seriez pas la première... »

« Je ne vous quitterez jamais, Spaceman... Par contre, si vous voyez ma mère débarquer, dites-lui
que je ne tarderai pas, j'en ai pas pour plus d'une heure, il y a un lavomatique à deux pas... Il faut juste que j'achète mon adoucissant ! D'ailleurs, juste une indication comme ça... Votre garde-robe, ça serait peut-être une bonne idée de me la passer aussi... Parce que je suis allée dans votre penderie et, OMG, ça ne serait peut-être pas une mauvaise idée d'utiliser mon produit miracle sur certaines de vos tenues... D'ailleurs, question comme ça, vous avez vraiment porté des trucs aussi... Bizarres ? Parce que la veste colorée et les points d'interrogation, tout de même... J'ai un peu de mal à vous imaginer comme ça... Mais bon... Je reviens très vite... Ne vous envolez pas... »

À ces mots, Donna agrippa le volant, la voiture s’élançant dans la nuit humide de Londres, laissant le Docteur souriant mais dérouté par tant d'émotions en quelques minutes... Décidément, cette Donna, elle n'a pas fini de lui en faire voir de toutes les couleurs...