lundi 30 juin 2014

Jeu Part three

Hello! Eh oui! Me revoilà pour une nouvelle mise à l'épreuve! Merci Maureen pour cette nouvelle photo. J'espère que ce petit texte te plaira ainsi qu'à vous tous, lecteurs de ce blog!

Photo proposée par Maureen

Disclamer comme toujours: Doctor Who n'est pas à moi...

L'avis du spécialiste


Les raisons qui avaient poussé le Docteur et Donna au vernissage de cette exposition en 2157 à New York demeuraient obscures pour l'un comme pour l'autre. Le Tardis avait décidé que cette réception leur serait probablement agréable. Maintenant qu'ils y étaient, ils ne regrettaient pas de s'y trouver. L'ambiance y était tout à la fois détendue et chic, les visiteurs réellement sympathiques et les œuvres, il fallait bien le reconnaître, intéressantes... Pour ne pas dire étonnantes pour la majorité d'entre elles.

Entre des sculptures immenses, à l'aspect particulièrement déroutant et les représentations symboliques de la nature même des rêves à base de légumes bio poussés sous serre préservée, certains de ces objets inestimables demeuraient des énigmes, même pour un spécialiste comme le Docteur. C'était tout du moins ce qu'il avait dit à Donna. Mais pour le côté spécialiste, il devait reconnaître qu'il avait quelque peu exagéré ses talents. Il n'avait cependant aucunement l'intention de dévoiler cette petite omission.

Tous deux déambulaient, le Docteur se lançant dans des explications lyriques au sujet de certaines œuvres plus anciennes, dévoilant ainsi certaines de ces rencontres avec de grands artistes de l'humanité.

« Cette peinture est étonnante Donna. Vous savez, j'ai rencontré son créateur, Lord Sylvester. Inventeur du mouvement du néoréalisme inversé. »

« Son nom ne me dit absolument rien... Pas plus que son mouvement inversé...»

« Pas étonnant, répliqua le Docteur en riant, il n'est pas encore né à votre époque... »

« Son tableau est pourtant l'un des plus... Normaux... Que j'ai pu voir jusqu'ici... Pas de chou-fleur, de céleri ou autre objet au symbolisme totalement détourné. »

« Hey, ne critiquez pas le céleri, c'est très bon le céleri... »

« Ne me dites pas que vous voulez entrer dans la confédération des mangeurs de légumes... » Pouffa la jeune femme.

« Peut-être pas... Mais... Disons que j'ai été le représentant de l'importance du céleri à travers l'univers... Fut un temps... »

« Nooon... Ne me dites pas que vous portiez fièrement les couleurs de ce légume tout de même ? »

Le Seigneur du Temps ne répondit rien et fixa d'un air assez effrayant son amie.

« OK, vous étiez l'ambassadeur du céleri, parfait ! » Répondit simplement Donna en souriant d'un air sage, quoi qu'un peu amusé avant de continuer : « Bien, que pouvez vous me dire de cette peinture, monsieur le spécialiste en art ? »

Le Docteur lui offrit un sourire retrouvé :

« Hey bien, cette œuvre de Lord Sylvester n'est autre que la première tentative de représenter le monde au travers du prisme déformant de la... »

Continuant ainsi sous le regard visiblement impressionné de Donna, le Docteur ne remarqua pas la présence d'un tout nouveau auditeur. Un homme grand, dans une longue tunique à la mode dans les milieux en vue. Il demeure ainsi sans bouger laissant le Docteur expliquer la puissance des lignes transversales avec toute l'énergie dont le Seigneur du Temps est capable.

Ce fut lorsque Donna fit remarquer à son ami que son verre de champagne était vide que l'homme s'autorisa à les aborder.

« Excusez-moi, j'espère ne pas vous déranger. Madame, monsieur, je me présente, Mister Freston. Propriétaire de cette galerie d'art. J'ai cru comprendre que vous étiez un spécialiste en art, monsieur, que vous possédez même un doctorat. Cela pourrait nous être très utile. Une petite confrontation artistique amicale m'oppose à mon excellente amie Lady Streez. Vos connaissances pourraient permettre de nous départager... »

Le Docteur, incapable de dire non, comme toujours, accepta avec le sourire ce challenge.

« Formidable ! S'exclama Mister Freston en sautillant de joie. Veuillez me suivre, que je vous présente l'objet de notre conflit. »

Donna suivit le Docteur dans une salle attenante, interdite au public. Mister Freston plaça le Docteur face à une une sculpture impressionnante... Qui le laissa bouche bée. Lady Streez le regardait avec un air d'attente impatiente.

« Très bien, cher ami... Que pouvez-vous nous dire de ce petit bijou ? »

Le Docteur ne répondit rien et se frotta le menton d'un air assez embarrassé. Que dire à ce pauvre Mister Freston et son amie ? Que ce morceau de métal déformé, compressé, fusionné à une matière rosâtre, n'a rien à voir avec de l'art ? Que ce qu'ils devant les yeux n'est rien d'autre que le tombeau involontaire d'un infortuné Tyrop dont le vaisseau s'est déformé et à brûlé, lors d'une traversée accidentelle de l'atmosphère terrienne ? Que le pilote de ce taxi de l'espace a du quitter son véhicule d'urgence, le laissant s'écraser sur la planète sans possibilité de faire autrement ? Que ce qu'ils ont devant les yeux n'est rien d'autre qu'une carcasse de voiture compressée...

Bien évidemment qu'il ne pouvait pas leur avouer cette vérité. Que leur raconter comme histoire dans ce cas ? Une dont il a le secret... C'est une évidence !

Le Docteur pouvait voir Lady Streez trépigner d'impatience.

« Hey bien..., Commença-t-il, la main toujours sur le menton. Il s'agit là d'une bien impressionnante chose. Je ne pensais définitivement pas trouvé cela ici ! »

« N'est-ce pas la plus admirable compression que vous n'avez jamais vu ? » S'exclama Mister Freston.

« Certes ! » Répondit le Docteur.

« Pensez-vous qu'il s'agisse d'un original... ? » Demanda la Lady.

« Cela ne fait aucun doute que nous nous trouvons devant quelque chose d'original ! » Lança Donna d'un ton plein de dérision que le Docteur fut cependant le seul à ressentir.

Le Docteur remarqua alors la toute petite étiquette à la base de la sculpture bien involontaire, et l'artiste à qui cette carcasse était attribuée : César. Le légendaire sculpteur français, bien connu pour avoir mit son œuvre entre les mains d'une récompense d'un autre art, le cinéma. Autrement dit, les Césars !

« Hey bien... Mister, my Lady, j'ai l'honneur de vous affirmer que cette remarquable œuvre est belle est bien le fruit du grand César... Un homme extraordinaire, novateur, visionnaire ! Il s'agit d'ailleurs là de sa dernière œuvre, demeurée cachée durant de longues années... »

Donna regarda le Docteur mentir avec toute la conviction dont il était capable. Ce qui convaincu immédiatement le couple d'amateurs.

Son amie lui lança un regard complice accompagné d'un sourire joyeux...

Jusqu'au moment où le Docteur se commença à mêler vérité et mensonge.

« La dernière fois que j'ai rencontré ce grand monsieur, il m'a parlé de son désir de... »

« Que dites vous-là ? » S'exclama avec un ton outré l'hôte de cette soirée.

« Docteur, il serait peut-être temps de ne pas oublier que nous avons à faire ailleurs... » S'écria Donna.

« Certes ! » Répondit le Seigneur du Temps, agrippant la main de sa compagne avant de s'élancer.

« Oh... Vous et votre manie de vous faire remarquer... Incapable de garder vos rencontres pour vous... » Claqua la jeune femme au moment de quitter l’enceinte de la galerie.

« Promis, la prochaine fois, je vous laisse tenir le rôle de la spécialiste en art... » S'écria-t-il en se dirigeant d'un pas vif vers son vaisseau... Déjà que son précieux Tardis avait été un jour prit pour une œuvre d'art moderne, il ne manquerait plus qu'elle ne rejoigne la collection de leur nouvel ami.

Mais jamais ni le Docteur ni Donna ne connaîtrait les raisons qu'avait la boite bleue pour les avoir déposé ici.